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02/01/2018 - Trois sociétés d'assistance condamnées à l'amende maximale

Le 28 décembre, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a prononcé une sanction administrative de 375 000 euros — le maximum légal — à l’encontre d’Europ Assistance, filiale de l’italien Generali, et une autre, à peine moins élevée, de 300 000 euros, à l’encontre de Mondial Assistance, propriété de l’allemand Allianz. Quant au français Axa, son amende de 375 000 euros avait été officialisée un peu plus tôt, le 29 septembre.

Des dizaines de milliers de factures payées en retard

Ces trois décisions visent le même comportement fautif en matière de délai de paiement, dit-on à Bercy.
Alertée par des professionnels, la DGCCRF avait ouvert en 2016 une enquête générale sur les relations entre les sociétés d’assistance et leurs principaux fournisseurs de services, à savoir les dépanneurs.

L’enquête, nourrie par l’analyse de dizaines de milliers de factures, a montré que les trois groupes en cause ne payaient ces dépanneurs qu’avec beaucoup de retard, et ce de manière assez systématique.

Une façon pour ces multinationales d’améliorer leur trésorerie au détriment d’entreprises beaucoup plus petites qu’elles.
« Ce type de pratiques fragilise les PME, et se révèle très néfaste pour l’économie en général », souligne-t-on à Bercy, qui a fait de la chasse aux mauvais payeurs une de ses priorités depuis deux ans.

Nommer et blâmer

En outre, Mondial Assistance et Europ Assistance ont dû publier la condamnation sur leurs sites Internet.
Au coût financier s’ajoute ainsi une réprobation morale, suivant une procédure de « name and shame » (nommer et blâmer) mise en place sous l’impulsion d’Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’économie.


Information Le Monde via Joël Bernard.

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